Blouskaille Olouèze
Musique sur une chorégraphie d'Élodie Lombardo (http://www.soeurschmutt.com)

Quatuor à cordes monté

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violon 1: Arianne Couture violon 2: Renaud Lapierre alto: Bojana Milinov violoncelle: Jean-Christophe Lizotte

Extrait no1 (1:03)

Extrait no2 (1:27)

Extrait no3 (1:43)

Extrait no4 (1:45)

Extrait no5 (0:47)

Blouskaille Olouèze (17:45)

 

Extrait vidéo

 

 

 

 

 

Le projet Blouskaille Olouèze est une commande des Sœurs Schmutt pour une création chorégraphique. Mon instrumentation de prédilection ayant toujours été le quatuor à cordes, j’ai choisi d’aborder ma première œuvre d’envergure avec le procédé de composition par montage avec ces timbres. Blouskaille est basée sur trois accords de quatre sons :

 

 

 

D’un thème central qu’on retrouve un peu partout dans les pièces résultantes :

 

 

 

J’ai donc écrit un grand nombre de renversements des ces trois accords, des notes tenues, quelques variations du thème central ainsi que plusieurs courts extraits pour quatuor complet. De l’expérience acquise avec les pièces précédentes, j’ai enregistré pour un total de plus de cent vingt minutes de matériel: répétition, erreurs incluses, pour pouvoir y puiser, en plus des extraits désirés, toutes les coquilles et sons parasites qui par la suite peuvent retenir mon intérêt. Il y eut un long travail de coupe et de catalogage. J’ai donc dû avoir recours à un code précis pour me retrouver dans tous ces sons lors de futurs montages. Exemple :

Analyse et exemples des accords
Analyse et exemples du thème
Superposition du solo de Fred

Ce procédé est efficacité et flexible. Il permet entre autres de réajuster dans le temps des passages pour se marier à la chorégraphie et ses caprices. Le tout sans avoir à réécrire et à réenregistrer la musique. Par exemple, un an après la première de Blouskaille Olouèze, une deuxième version s’est fait commander. Il n’a pas été nécessaire de réengager des musiciens pour une seconde session d’enregistrement. J’ai simplement ressorti la banque de sons et ai pu composer d’autres pièces pour agrémenter la chorégraphie tout en restant cohérent tant au point de vue musical qu’au point de vue de la compatibilité sonore. En effet, il est connu qu’il soit difficile de retrouver le même « son studio » d’une prise de son à l’autre, d’un jour à l’autre. Exemple :

Pour les chorégraphes, les cinéastes, les metteurs en scène, c’est un luxe que de pouvoir se permettre une musique instrumentale pour ensemble à ce point malléable et surtout, pour le même prix. Il est d’usage, et c’est normal, que les chorégraphes changent d’avis un nombre incalculable de fois. Cette façon de procéder, en plus d’être plus efficace que l’écriture traditionnelle, peut être plus précise plus rapidement et surtout, permet d’éviter un paquet de frustrations toujours superflues lors de créations en collaboration.

Blouskaille est pour moi l’un des beaux succès de cette façon de composer pour l’instrumental. Les extraits étaient simples et clairs, ce qui m’a permis de créer autant en simplicité qu’en complexité. Cette simplicité m’a de plus permis de réécrire les résulats sonores (une fois montés) pour écoute et/ou analyse. Exemple :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un point capital ressort de l’expérience Blouskaille Olouèze : j’ai réalisé que la précision de l’écriture des fragments qui ont servi à ces pièces ne m’offraient pas pleinement la liberté que je recherchais. Au contraire de précédemment : « trop de possibilités aliène la création », j’ai compris qu’avec cette méthode : « trop de précision dans l’écriture des fragments aliène aussi la création. »

Après cette pièce, j’ai été plus en mesure de trouver un juste milieu quant à la quantité et la précision des sons versus la liberté compositionnelle qui en ressort. Une restriction assez petite pour laisser place à de nombreuses «possibles» compositions avec la couleur désirée lors de la création de la banque mais sans oublier une restriction assez grande pour ne pas tomber dans l’infini des possibilités de mariages de sons, ce qui rendrait le procédé sans intérêt. Donc, premièrement, trop de sons donne des possibilités presque infinies et n’embrasse pas l’idée de composer par montage avec une banque de sons préalablement établie pour que la couleur timbrale ressorte. Et deuxièmement, à l’opposé en quelque sorte, une trop rigoureuse précision comme des thèmes ou extraits trop long ou trop caractéristiques, limite la quantité de montage possible avant l’impression de répétition.

Les pièces subséquentes ont été enrichies de l’expérience Blouskaille Olouèze.

 

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Exposition photos et partitions

(Agora de la danse 2003)

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